13 mars 2005
Symptoms in Schizophrénia, 1940
"Shows masked mental patients enacting various schizophrenic symptoms as they were understood at the time.
A disturbing film that raises questions about the condition and treatment of its subjects.
Sponsor: N/A
Producer: Pathescope Productions
Audio/Visual: Si, B&W
>Plus de détails et qques commentaires -aussi dérangeants que le film- ici
>Téléchargez le film au format DivX
>Merci à Jeflag pour le tuyau.
04 mars 2005
RSI
Tentative
forcement incomplète et réductrice – incomplète et réductrice parce
qu'il serait présomptueux d'affirmer avoir saisi dans toutes ses
subtilités un enseignement qui résiste à toute présentation linéaire,
synthétique et intuitive – de se pencher sur ce qu'il en est des trois
registres autour desquels gravite la pensée Lacanienne :
le Réel, le Symbolique et l'Imaginaire.
Il faut, pour approcher ces trois registres, s'éloigner du sens commun, s'éloigner de ce que leurs dénominations respectives nous suggèrent à priori.
En gardant cette idée en tête, en essayant de nous débarrasser de ce que les mots nous évoquent, nous aborderons en premier lieu le registre dit 'du Réel' qui, au passage, illustrera bien le type de confusions auxquelles on s'expose si l'on ne prend pas le genre de précautions dont je viens de parler.
Le terme 'Réel'
ne fait pas référence à une notion réaliste, à un postulat sur le
monde, que l'on parle du monde tel qu'il est perçu par l'homme ou du
monde tel qu'il existerait en-dehors de toute perception. Que du
contraire. Dans une approche qui pourrait sembler paradoxale, Le Réel,
pour Lacan, est toujours défini comme l'impossible.
Le réel est impossible à voir, à dire ou à entendre (puisque 'voir', 'dire' et 'entendre' impliquent une symbolisation) ;
le Réel c'est du « toujours-déjà-là », il « cause tout
seul », c'est « une ponctuation sans texte ». Le sujet
baigne dans le Réel, ou plutôt baignerait dedans sans la barrière du
Symbolique...
Le Réel, pour Lacan, ne se conçoit pas sans la barrière du Symbolique, qui fonde pour le sujet sa perception du monde.
[ En m'éloignant peut-être un peu plus des textes que je ne devrais le faire, je me risquerais à dire qu'il il ne s'agit pas d'un monde extérieur au sujet, en dehors de toute perception ou même d'un monde existant indépendamment de tout sujet. Ce n'est pas de ça qu'on parle, il n'est, encore une fois, pas question ici d'un postulat sur le monde. Il est question d'un monde en rapport avec le sujet, un monde 'perçu', ou peut-être serait-il plus juste de dire 'vécu' par le sujet MAIS en-dehors de toute symbolisation. On ne peut pas parler de Réel sans symbolisation, le Réel c'est ce que nous traitons à travers la symbolisation ; nous 'percevons', le mot est important, nous percevons le Réel à travers la barrière du Symbolique. Et c'est là justement ce que le Réel a d'impossible « à voir, à percevoir et à entendre », puisque notre rapport au monde passe par le Symbolique.
Il est sans doute difficile de comprendre qu'un de ces trois registres
ne puisse se définir sans un autre mais c'est justement une idée
fondamentale de la pensée lacanienne : les trois registres ne tiennent
que s'ils sont intriqués...
Ça n'est sans doute pas très
clair mais ça ne peut pas l'être avant que nous ayons abordé les deux
autres registres, j'espère que les choses s'éclairciront quelque peu
une fois que nous aurons bouclé la boucle...]
L'Imaginaire : Le registre de l'Imaginaire a quelque chose du moi dans la topique freudienne, c'est un ensemble d' « accessoires qui s'accrochent au sujet comme la panoplie d'un déguisement perpétuel ». Ce serait le registre de tout ce qui, à travers des processus tels qu'identification, introjection et projection, vient constituer et définir de manière toujours incomplète - et toujours renouvelée - le 'moi'. C'est un habillement, dis Catherine Clément, un habillement protecteur qui met le sujet hors d'atteinte ( puisque – et il est important de le noter, Lacan prend bien soin de distinguer 'moi' et 'sujet').
Le Symbolique, enfin, est l'instance déterminante, qui gère le tout. Le Symbolique nous pré-existe. Si le Réel est de l'ordre du 'toujours-déjà-là', instant par instant, hors-durée, le Symbolique, lui, dure depuis toujours. Catherine Clément nous fait remarquer que, avant même sa naissance – ou même sa conception, pour éviter un débat inutile ici – chacun de nous (chaque sujet) tient sa place dans une lignée familiale, est pris dans quelque chose sur lequel personne n'a de prise. Mais le Symbolique, ce n'est pas seulement un roman familial. C'est en fait de la relation de l'homme au langage dont il est question, de ce langage auquel nous sommes inévitablement liés et qui embrasse toute l'activité humaine. Nous somme régis, voire subvertis, asservis au langage ; c'est ce que Lacan exprime en nous qualifiant de 'parlêtres'. Nous sommes ici dans le domaine des signifiants, des mots (ou plutôt de leur enveloppe), de tout ce qui se joue autour d'eux et de la manière dont nous organisons notre perception du monde à travers eux. Et j'en profite pour ramener ce que nous avons déjà entendu lorsque nous parlions du registre du Réel : le Réel pour Lacan ne se conçoit pas sans la barrière du Symbolique - qui pré-existe pour tout sujet à sa naissance – et c'est cette barrière Symbolique qui fonde pour le sujet la perception du monde.
Bibliographie succinte :
Le séminaire, Livre I : Les écrits techniques de Freud – Analyse du discours et analyse du moi, J.Lacan, Seuil, 1975
Retranscription de l'exposé oral dont le texte précédent est tiré, disponible sur http://perso.numericable.fr/~desylvie/sem01/07Sem1.htm
Le séminaire, Livre I : Les écrits techniques de Freud – La topique de l'imaginaire, J.Lacan, Seuil, 1975
Essais de psychanalyse –
L’importance de la formation du symbole dans le développement
du moi, M.Klein, Payot, 1976
Psychoptique, Laurence
Roux-Dufort, juin 2003. Disponible en ligne à l’adresse
suivante :
http://www.psy-desir.com/textes/article.php?id_article=0172
Vies et légendes de J.Lacan, Catherine Clément, Livre de poche
_________Ça vous apprendra à me demander sur quoi j'ai travaillé ces derniers jours... :p
10 décembre 2004
Rorschach
Pour ceux que ça intéresse, voilà la première planche du Rorschach...
C'est censé rester confidentiel et surtout régi par des droits d'auteurs mais... une simple recherche sur Google et...
NB :
1. les autres taches que vous voyez sur le dernier lien ne font pas partie du test...
2. le premier qui me dit qu'on écrit 'sensé' prend mon robert sur le coin de la...
28 novembre 2004
Il existe un monde...
"Il existe un monde. Du point de vue de la vraisemblance, cela confine
à l'impossible. Cela aurait été beaucoup plus simple si on avait pu
faire en sorte qu'il n'existât rien du tout. Personne alors ne se
serait posé la question de savoir pourquoi il n'y avait rien..."
"Maya est l'illusion même du monde (...). C'est elle qui fait
apparaître, comme par enchantement, l'illusion amère que nous ne sommes
qu'un pauvre "ego" séparé du Grand Soi, à qui il ne reste que quelques
mois, ou mieux quelques années à vivre".
Jostein Gaarder, "Maya"
25 novembre 2004
Textes Zenoni
Pour ceux que cela interesse, tous les textes d'Alfredo Zenoni sont disponibles en libre accès sur le site web de la journée d'étude du foyer de l'équipe.
Ils sont classés
selon 3 catégories: la pratique en institution, la clinique des
psychoses et théorie psychanalytique.
Nb: La journée en question ayant déjà eu lieu le 18 septembre, il est
probable que ce site ferme ses portes un jour ou l'autre... si vous
désirez garder une copie de ces textes, enregistrez-les sur votre
disque dur.
12 novembre 2004
Fallen Angels, Risen Apes
"Les êtres humains sont des animaux. Nous nous révèlons parfois
monstrueux, parfois magnifiques, mais toujours animals. Nous préférons
peut-être nous considérer comme des anges déchus mais, en réalité, nous
sommes des singes évolués."
- Desmond Morris
10 novembre 2004
L'Existence n'est pas une énigme
"La solution à l'énigme de la vie et de l'espace réside en dehors de
l'espace et du temps. Et cela parce que rien à l'interieur d'un système
ne peut rendre compte de ce système, ni même venir le questionner. Dès
lors, la solution n'est pas de découvrir la réponse à l'énigme de
l'existence, mais bien de réaliser qu'il n'y a pas d'énigme. C'est là
l'essence de la magnifique - et presque zen - phrase qui cloture le Tractatus :
Lorsqu'une réponse ne peut être exprimée par des mots, la question ne peut pas non plus l'être . L'enigme n'existe pas."
--Paul Watzlawick
"C'est la théorie qui décide de ce que l'on peut observer"
--Albert Einstein
Homepage de P.Watzlawick
Article original et aussi ça
Texte complet du Tractatus Logico-Philosophicus de Wittgenstein
22 octobre 2004
Sémantique Générale
"'Toujours' et 'jamais' sont deux mots dont on devrait toujours se rappeler de ne jamais les utiliser."
- M. Kendig
"Quoi que vous puissiez dire d'une chose qu'elle est, elle ne l'est pas !!!"
- A. Korzybski
20 octobre 2004
"What happens when you put good people in an evil place?"
Dirigée par le professeur Philip G. Zimbardo, The Prison Experiment -
devenue par la suite un classique dans les annales de la psychologie -
cherchait à savoir ce qui arrivait lorsqu'on plaçait un groupe
d'individus considérés normaux dans un environnement carcéral.
L'expérience devait durer deux semaines, elle s'est arrêtée au bout de six jours.
Six jours qui suffisent à démontrer qu'un être jugé normal et
équilibré, lorsqu'il est soumis à des conditions extrêmes (humiliation,
violence, etc.) peut s'écraser complètement. Et qu'au contraire il peut, lorsqu'on
lui donne une parcelle de pouvoir, se révéler redoutablement féroce.
« On ne pourrait pas refaire cette expérience
aujourd'hui, admet le professeur Zimbardo. Les universités se sont
dotées de règlements qui encadrent plus sévèrement la conduite de
telles expériences. Mais je crois que si on recommençait, dans le
contexte social actuel, la réaction des participants serait encore plus
extrême. »
"Et bien, que s'est-il passé lors de cette satanée xp ?!?" > http://www.polyscope.qc.ca/article.php3?id_article=226 <
En anglais, le site officiel
Et, encore une fois : Wikipedia
Zenoni
"C'est là un des risques fréquents de la psychologie que de se
satisfaire du désir de bien faire en se dispensant de s'interroger sur
ce que l'on fait"
--Alfredo Zenoni, "Contribution à la problematique de la consultation psychologique"